Accueil Date de création : 28/08/08 Dernière mise à jour : 29/11/11 12:31 / 73 articles publiés

THE END  (Vidéos) posté le vendredi 28 août 2009 19:24

 

Pour mettre fin à ce blog — juste un an après sa création — voici un magnifique thème composé par Ennio Morricone pour Le Grand Silence de Sergio Corbucci.

Je viens de signer un contrat dans une maison d'édition et il est possible que je crée un nouveau blog où je publierai le travail du dessinateur avec qui je collabore sur ce projet.

A bientôt, peut-être...

Laurent

 

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The Doors (1990)  (Vidéos) posté le dimanche 05 juillet 2009 14:33

 

Val Kilmer dans son rôle inoubliable de Jim Morrison dans

The Doors.

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Joe Hisaishi  (Vidéos) posté le lundi 11 mai 2009 13:33

 

Joe Hisaishi est l'un des plus grands compositeurs de musiques de films. Il suffit d'écouter ici trois thèmes de Princesse Mononoké pour s'en rendre compte. Dans la seconde partie de cette vidéo, on peut voir Hisaishi diriger l'orchestre et jouer du piano en même temps. Pas facile !

 

 

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Hommage à Sergio Leone - 2 -  (Cinéastes) posté le mardi 05 mai 2009 11:26

 

 

Sergio Leone: Je produisais mais il n'était pas question que je réalise. Il nous fallait trouver un metteur en scène. Concernant les acteurs, la United Artists m'a conseillé de prendre Rod Steiger pour interpréter le péon et j'ai choisi James Coburn pour incarner l'irlandais. Cependant, tout se ralentissait à l'approche du tournage. Aucun metteur en scène n'était désigné. C'est alors que j'ai joint Sam Peckinpah à Londres. Nous étions très amis. Il était enchanté de faire un film que je produisais. Je savais la portée de nos deux noms sur une affiche. J'ai donc prévenu la United Artists. A ma grande surprise, je les sens gênés. Le lendemain, on m'annonce que les acteurs ne feront le film qu'à la condition que j'en sois le réalisateur. Nous étions à une semaine du tournage. Toute l'équipe se trouvait déjà en Espagne. Je m'y suis rendu immédiatement avec le projet d'assassiner les deux stars. J'étais furieux. Sur les lieux, j'ai pris connaissance de tous les détails d'un complot fomenté autour de moi. Dès la signature de notre accord, la United Artists m'avait tendu un guet-apens. Tout le monde avait trempé dans une combine qui devait m'obliger à réaliser ce film. Même ma famille ! J'étais le seul à ne pas être au courant de l'opération. J'étais coincé entre deux solutions: annuler le film ou le réaliser moi-même. J'ai donc accepté de le mettre en scène mais j'ai prévenu les deux vedettes: «Très bien. Je fais le film. Mais il ne faudra jamais me demander le soir ce que je vais tourner le lendemain. Parce que, si c'est moi qui réalise, je dois tout réécrire pour que cela concorde avec mon univers. Et je ne pourrais inventer que pendant le tournage. Il va me falloir avancer à l'aveuglette... » Ils ont accepté l'aventure. Et je me suis retrouvé en train de faire le film le plus difficile du monde.



♦ Sergio Leone avait souhaité que le film s'intitule: Il était une fois la Révolution. Mais il n'y a qu'en France que le film s'est appelé ainsi. En Italie, le distributeur pensait qu'on pouvait faire une confusion avec Prima Della Rivoluzione de Bertolucci, tourné 5 ans auparavant. Alors Leone a choisi Giu' la Testa qui signifie: « courber l'échine. » Dans certains pays anglo-saxons, on a d'abord rebaptisé le film: Duck, you Sucker puis, A Fistful of Dynamite.

 

La colère de Sergio Leone

« Moi, si je veux tourner 24 heures d'affilée, je le fais. Et je me fiche que tu t'appelles Rod Steiger et que tu aies gagné par erreur un Oscar ! Car tu n'es qu'une espèce de morceau de merde ! Et je t'envoie te faire foutre, toi et la United Artists ! Demain, je te remplace parce que tu es un acteur nul ! Sans votre combine, je n'aurais jamais accepté de travailler avec un type comme toi ! »



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Hommage à Sergio Leone - 1 -  (Cinéastes) posté le samedi 02 mai 2009 13:30

 

S P É C I A L

Il était une fois dans l'Ouest

 

♦ Entretien avec Sergio Leone

Quelle était votre idée de base ?

Sergio Leone: Je voulais faire un ballet de morts en prenant comme matériau tous les mythes ordinaires du western traditionnel: le vengeur, le bandit romantique, le riche propriétaire, le criminel homme d'affaires et la putain. A partir de ces cinq symboles, je comptais montrer la naissance d'une nation.



Pour la première fois, une femme tient un rôle important dans votre œuvre...

                                                                                                                             Sergio Leone: Au début, Carlo Ponti m'a proposé Sophia Loren. C'est une comédienne que j'apprécie beaucoup, mais je ne la voyais pas incarner une putain de la Nouvelle-Orléans. Elle ne peut interpréter qu'une prostituée napolitaine ! Je préférais Claudia Cardinale. C'est une pied-noir de Tunis. Elle était crédible dans un personnage de française.
Elle couche avec Frank pour sauver sa peau. Elle garde ses distances avec Harmonica puisqu'elle a compris qu'il était intouchable. Elle sent que Cheyenne est fou d'amour pour elle. Mais lui, il est déjà un homme mort. Il appartient à un monde qui disparaît à jamais. Il sait qu'elle vient de ce même monde et qu'elle appartient déjà au monde qui lui succède. Cette parabole recoupe tout le film.




Pourquoi ce choix d'étirement du temps et de lenteur ?

Sergio Leone: A partir du moment où je faisais un ballet de morts, je montrais des personnages qui, en tant qu'archétypes, étaient destinés à périr. Et cela, parce que le progrès s'installe. Comme ils sont conscients qu'ils mourront à la fin du film, ils prennent tout leur temps pour s'étudier et se jauger. Ce jeu prend un poids réel car il incarne la force de survivre. Si Il était une fois dans l'Ouest a un aspect japonais, c'est aussi parce que les Orientaux ont cette philosophie par rapport à la mort. Il me faut donc cette lenteur qui est aussi  ma façon de faire, mon style... Si l'on voit Pour une poignée de dollars et Il était une fois dans l'Ouest, on a l'impression qu'ils sont faits par deux metteurs en scène différents. Ils n'ont pas la même cadence. Cependant, il y avait longtemps que j'avais envie de donner ce rythme à un film. Faire que les mouvements de caméra soient comme des caresses. Tonino Delli Colli, le directeur de la photographie, en était décontenancé. Il ne retrouvait plus le système du Bon, la Brute et le Truand. Pourtant, moi, je savais que, là, j'avais atteint mon véritable rythme.


 

 

♦ Photos de tournage



 

 

♦ Scène coupée

Charles Bronson se faisant casser la figure

 

♦ Affiches

 

 

♦ Gros plans




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