

Howard Hawks: « J'ai eu l'idée de Rio Bravo parce que je n'aimais pas un film intitulé High Noon (le Train sifflera trois fois). Pour moi, un bon shérif ne se mettait pas à courir la ville comme un poulet dont on a coupé la tête en demandant de l'aide. Et pour couronner le tout, c'est finalement sa femme quaker qui devait le sauver. Ça n'est pas comme ça que je vois un bon shérif de western. »
Les personnages du film semblent appartenir à la convention du western. Il y a le vaillant shérif, son adjoint alcoolique, la femme de mauvaise vie au grand cœur, le jeune cow-boy vengeur... Le décor est tout aussi conventionnel: une petite ville du Texas avec son hôtel, son saloon, sa prison et sa grand-rue. Autant d'éléments vus de multiples fois dans de nombreux westerns de série B. Seulement ici, grâce à un excellent scénario de Jules Furthman et Leigh Brackett, Howard Hawks transcende à merveille tous ces éléments d'une manière exemplaire. Les premières minutes du film, sans le moindre dialogue, est un hommage évident au cinéma muet. Avec cette superbe introduction, Hawks révèle clairement ses intentions: Rio Bravo ne sera pas qu'un western de plus.
Laurent

Les trois photos suivantes: Hawks et Angie Dickinson travaillent sur une scène apparemment difficile à mettre en place.




