Accueil Date de création : 28/08/08 Dernière mise à jour : 29/11/11 12:31 / 73 articles publiés

James Cameron  (Cinéastes) posté le lundi 01 septembre 2008 17:32

 

 

Les débuts

Pour James Cameron, il n'y a véritablement que dans deux domaines où l'on peut raconter des histoires en images: la bande dessinée et le cinéma. Il voulait devenir dessinateur de BD, mais il a heureusement préféré le cinéma.

Cameron ne s'est jamais intéressé aux effets spéciaux jusqu'au jour où il voit 2001: l'Odyssée de l'espace. C'est pour lui une véritable expérience. Plus tard, il découvre un livre sur "le making of" du film où il apprend toutes les techniques du chef-d'œuvre de Kubrick. C'est sa première clé pour entrer dans le monde du cinéma.

Un jour, un ami lui propose de travailler sur un court-métrage. Cameron accepte avec enthousiasme. Il s'agit d'un petit film de science-fiction de douze minutes et dont les trucages sont faits en animation image par image. L'histoire raconte le combat entre un énorme robot extraterrestre en forme d'insecte et une machine à quatre jambes pilotée par une femme. Cameron reprendra cette idée pour le spectaculaire combat final d'Aliens. Peu après, il se rend à la New World Pictures montrer son court-métrage à Roger Corman, le roi de la série B. Celui-ci l'embauche au poste de constructeur de miniatures sur les Mercenaires de l'espace. C'est à la  New World que Cameron fait la connaissance de Gale Anne Hurd, la future productrice de Terminator, Aliens, Abyss et Terminator 2. Cameron se souvient qu'il devait travailler très vite et avec un budget extrêmement réduit. Mais les débutants de la New World étaient ravis de participer à un vrai film avec leurs noms apparaissant sur le générique de fin. Rien n'était plus motivant. Le but était de décrocher une place de réalisateur en fin de parcours.

C'est ce qui arrive à James Cameron quand Roger Corman lui propose de diriger Piranhas 2, une production italienne. Sur le tournage, personne ne se comprend car pas un seul membre de l'équipe ne parle anglais, pas même le directeur de la photo qui doit souvent discuter avec le réalisateur pour la préparation de chaque plan. Peu après, Cameron tombe malade. Il doit rester plusieurs jours dans sa chambre d'hôtel à Rome avec une forte fièvre. C'est en réfléchissant à divers projets que James Cameron voit l'image d'un homme pénétrant dans les flammes et ressortant transformé en robot. Cette scène, qu'il voit clairement dans son esprit, sera à la base de son projet Terminator. Selon Gale Anne Hurd, cette image du robot sortant des flammes proviendrait d'un cauchemar qu'aurait fait Cameron. Mais cela revient au même. Et cette fameuse image marque pour James Cameron le début d'une carrière cinématographique qui s'annonce prometteuse...

 

 

 

Les héroïnes

James Cameron pense qu'il y a déjà tellement de héros masculins au cinéma que ce n'est pas évident d'innover. Avec une femme pour héroïne, on peut retourner les vieux clichés machistes et explorer de nouveaux enjeux dramaturgiques. Dans ses films, les femmes ont tellement d'énergie et de force de caractère qu'elles deviennent les égales des hommes, voire davantage.

 

 

 

 

 

 

La mythologie

Ecrivains, poètes et cinéastes illustrent toujours les mêmes archétypes mythologiques. Chacun habille le mythe à sa façon. Par exemple, dans Aliens, quand Ripley décide de sauver la petite fille, elle descend profondément sous terre et arrive dans un lieu ressemblant aux enfers. Comme Orphée descendant au royaume d'Hadès pour délivrer sa bien-aimée Eurydice en déjouant la vigilance du cerbère, le terrifiant gardien des enfers. Mais Orphée échoue. Cameron s'est permis une variation par rapport au mythe d'Orphée car Ripley, elle, parvient à sauver la fillette. Elles quittent ensuite les lieux, poursuivies par la reine des aliens, que l'on peut voir ici comme une sorte de cerbère. Les grecs croyaient dans le fatum, dans l'idée que les dieux triomphent toujours d'un homme qui les défie. James Cameron aime montrer comment les individus peuvent ressortir vainqueurs d'un enfer, quel qu'il soit, par leur seule volonté.

 

    La reine des aliens                  Le cerbère, gardien des enfers

 

 

Le récit biblique

La séquence des raz-de-marée dans Abyss fait étonnamment penser à l'ouverture de la mer Rouge par Moïse. Deux murailles d'eau qui se refermeront ensuite sur l'armée égyptienne. Les êtres aquatiques d'Abyss produisent de gigantesques vagues qui sont sur le point de submerger les côtes de tous les continents du monde. Ceci afin de punir les hommes de leurs folies. Tout comme dans la bible où les villes de Sodome et Gomorrhe sont détruites par la colère divine.

 

          Abyss                                Les Dix Commandements

 

 

Pour terminer, on dit souvent qu'Abyss est le 2001 de Cameron et que Titanic est son Autant en emporte le Vent. Ce n'est pas vraiment étonnant car 2001 et Gone with the Wind font partie des films préférés de James Cameron.

 

 

     Abyss                                                  2001

 

 

               Titanic                                    Autant en emporte le Vent

 

 

Laurent

 

 

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Rio Bravo  (Photos de tournage) posté le samedi 30 août 2008 22:26

 

Howard Hawks: « J'ai eu l'idée de Rio Bravo parce que je n'aimais pas un film intitulé High Noon (le Train sifflera trois fois). Pour moi, un bon shérif ne se mettait pas à courir la ville comme un poulet dont on a coupé la tête en demandant de l'aide. Et pour couronner le tout, c'est finalement sa femme quaker qui devait le sauver. Ça n'est pas comme ça que je vois un bon shérif de western. »

Les personnages du film semblent appartenir à la convention du western. Il y a le vaillant shérif, son adjoint alcoolique, la femme de mauvaise vie au grand cœur, le jeune cow-boy vengeur... Le décor est tout aussi conventionnel: une petite ville du Texas avec son hôtel, son saloon, sa prison et sa grand-rue. Autant d'éléments vus de multiples fois dans de nombreux westerns de série B. Seulement ici, grâce à un excellent scénario de Jules Furthman et Leigh Brackett, Howard Hawks transcende à merveille tous ces éléments d'une manière exemplaire. Les premières minutes du film, sans le moindre dialogue, est un hommage évident au cinéma muet. Avec cette superbe introduction, Hawks révèle clairement ses intentions: Rio Bravo ne sera pas qu'un western de plus.

 

Laurent

 

 

 

Les trois photos suivantes: Hawks et Angie Dickinson travaillent sur une scène apparemment difficile à mettre en place.

 

 

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Similarités  (Analyses) posté le vendredi 29 août 2008 23:49

Voici deux affiches dont l'étonnante similarité ne se situe pas uniquement au niveau de la position des visages mais aussi et surtout dans l'utilisation astucieuse des titres. Sur les deux affiches, les deux interprètes principaux des films sont placés l'un au-dessus de l'autre, les visages partiellement immergés dans l'ombre.

Concernant les titres, pour Alien Resurrection, le titre est placé au milieu de l'affiche, entre les deux visages. Puis, un mystère est représenté au centre du titre: une ouverture lumineuse remplace le « i » d'Alien. Cette ouverture se trouvant dans l'alignement des yeux des deux héroïnes du film. Ceci créant un lien entre ces personnages, tous deux concernés par le mystère ou le danger situé au centre de l'affiche.

Pour Unbreakable, la signification est la même. Le titre est également placé au milieu de l'affiche, entre les deux visages. Puis, un mystère est représenté au centre du titre: un personnage encapuchonné marchant dans la nuit ainsi qu'une brisure divisant l'affiche en deux. Et comme pour le « i » d'Alien, le titre est aussi utilisé pour accompagner l'atmosphère de l'affiche. Ici, les lettres d'Unbreakable sont brisées par la fissure qui traverse l'affiche. Un lien semble également se créer entre les deux hommes ou plutôt, d'après ce que raconte le film, entre le super-héros et le méchant. Car dans l'univers des comics, le super-héros n'est rien sans le méchant et bien sûr, le méchant n'est rien sans le super-héros. Les deux personnages du film sont donc en quelque sorte liés par leur opposition. D'où leur séparation par la fissure de l'affiche.


 

 

Un autre exemple de similarité. La position du couple est identique sur les deux affiches. Il me semble que l'on s'est volontairement inspiré de l'affiche de Gone with the Wind pour concevoir celle de the Empire strikes back.

 

 

 

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